Au Danemark, la concentration en THC du cannabis a quadruplé en 20 ans. Résultat : une augmentation directe des psychoses cannabiques et des cas de schizophrénie. Une étude écologique sur 23 ans établit le lien de cause à effet.
Au Danemark, la concentration en THC du cannabis a quadruplé en 20 ans. Résultat : une augmentation directe des psychoses cannabiques et des cas de schizophrénie. Une étude écologique sur 23 ans établit le lien de cause à effet.
Une étude sur 154 adultes montre que le cannabis altère spécifiquement la mémoire visuospatiale. Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes. Une vulnérabilité à prendre en compte.
Le cannabis légalisé n'est pas moins addictif. Une revue publiée en 2026 dans Substance Abuse and Rehabilitation alerte : l'addiction au cannabis (CUD) touche 2 à 3 % de la population générale et bien davantage parmi les consommateurs réguliers. Avec la légalisation qui s'étend et des produits de plus en plus concentrés en THC, les systèmes de santé sont confrontés à une vague de dépendances sous-diagnostiquées et sous-traitées.
Pendant des décennies, le cannabis a cultivé une image de « drogue douce », moins dangereuse que le tabac parce que « naturelle ». Cette perception rassurante vole en éclats face aux données scientifiques récentes. Une étude française publiée en 2025 dans la revue CHEST révèle que 39 % des jeunes patients atteints de cancer du poumon sont des fumeurs de cannabis, diagnostiqués en moyenne 12 ans plus tôt que les fumeurs de tabac seul. Le mythe de l'innocuité du joint s'effondre.
Selon l’Observatoire Français des Drogues et des Tendances Addictives, en 2023, le cannabis est la substance illicite la plus consommée en France. Un peu plus de 50 % des adultes de 18 à 64 ans déclarent en avoir déjà consommé dans leur vie. Quant aux consommateurs réguliers, leur nombre reste stable. Près de 11 % des 18-64 ans déclarent en avoir consommé dans l’année. Les plus jeunes sont également concernés par la consommation de cannabis. Selon les chiffres de l’OFDT de 2021, les 15-34 ans sont près de 22 % à consommer du cannabis (1). Remède miracle pour les angoisses selon certains, ou accélérateur de troubles psychiatriques pour d'autres. Les recherches scientifiques sont loin d'être unanimes sur le sujet. Voici donc quelques éléments à prendre en compte pour bien comprendre l'impact réel du cannabis sur l'anxiété, la dépression et la motivation.
Personne ne connaît encore les effets à long terme de la consommation de cannabis, et sa légalisation à des fins récréatives comporte le risque de banaliser les dangers pour les adolescents. C’est l’alerte lancée par le professeur Jallal Toufiq, président de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), dans une interview récente accordée à l’ONU.
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