fbpx

Pourquoi arrêter de fumer diminue le risque de maladies cancéreuses ?

La fumée de cigarette contient environ 7000 substances chimiques, au moins 70 d’entre elles ont été identifiées comme cancérigènes chez l’homme. Une fois absorbés au niveau des poumons, ces toxiques passent dans la circulation sanguine pour ensuite atteindre tout le corps, augmentant au passage le risque de développer une vingtaine de types ou sous-types de cancer différents!

En effet, le tabagisme représente le premier facteur de risque de cancer dans le monde. Rien qu’en France, 73000 personnes décèdent chaque année à cause des maladies liées au tabagisme, dont environ 44000 décès par cancer. Ce nombre risque de se multiplier par deux d’ici 2025 en l’absence de stratégie efficace pour inciter un maximum de fumeurs à arrêter la cigarette.

« De toute façon, c’est trop tard pour moi, j’ai déjà 30 ans de cigarette au compteur… » : FAUX ! Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer, peu importe la durée de tabagisme, la quantité de tabac consommée ou l’âge.

Par exemple, au bout de seulement 5 années d’arrêt, le risque de cancer du poumon diminue d’environ 40 % par rapport aux personnes qui continuent de fumer, et le risque continue de baisser d’année en année. Plus de détails à propos des bénéfices de l’arrêt du tabac sur lerisque demaladiescancéreuses dans le présent article !

Quel est le lien entre cancer et tabagisme ?

Il faut savoir que chaque être humain, depuis sa naissance jusqu’à sa mort, porte dans son organisme plusieurs cellules cancéreuses qui sont le résultat d’une accumulation de mutations génétiques lors des divisions cellulaires successives.

Heureusement, notre organisme, via le système immunitaire, possède un certain nombre de mécanismes de défense qui permettent de neutraliser ces cellules anormales avant qu’elles ne se multiplient.

Toutefois, lorsque trop de cellules se cancérisent, le risque d’échappement aux mécanismes de défense de l’organisme augmente. Certaines d’entre elles se multiplient alors de manière très rapide et anarchique jusqu’à former une masse qu’on appelle tumeur maligne.

Il existe un certain nombre de facteurs qui favorisent le passage des cellules d’un état normal à cancéreux, le principal étant le tabagisme ! En effet, fumer du tabac introduit dans l’organisme des dizaines de substances cancérigènes — c’est-à-dire des substances nocives capables d’induire un cancer.

D’autres facteurs augmentent le risque de cancer, notamment :

  • La consommation d’alcool ;
  • Le surpoids et l’obésité ;
  • La sédentarité ;
  • L’alimentation déséquilibrée ;
  • Portage génital du virus HPV (cancer du col de l’utérus) ;
  • L’exposition aux UV (cancers de la peau)…

Cancer bronchique : principal cancer lié au tabagisme

D’après le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), les fumeurs ont un risque 10 à 15 fois plus élevé de développer un cancer du poumon par rapport aux non-fumeurs. Ainsi, le tabagisme serait responsable d’au moins 8 cancers du poumon sur 10 chez les hommes (83 %), de 7 cancers sur 10 chez les femmes (70 %).

La plupart des auteurs estiment entre 80 et 85 % le taux de cancers du poumon attribuables au tabagisme actif.

En effet, chaque fois qu’une personne fume une cigarette, des dizaines de substancescancérigènes viennent tapisser les parois de ses bronches pulmonaires. Ces substances favorisent alors la transformation d’une ou plusieurs cellules bronchiques normales en cellules cancéreuses.

Le risque de développer un cancer du poumon augmente avec la durée d’exposition au tabagisme et la quantité de tabac consommée. Autrement dit, les personnes qui fument beaucoup et longtemps sont plus susceptibles de souffrir d’un cancer pulmonaire à un moment ou un autre de leur vie.

En arrêtant de fumer, les poumons retrouvent petit à petit un fonctionnement normal. Les cils vibratiles qui tapissent les parois bronchiques reprennent leur fonction d’épuration, les substances toxiques sont évacuées de l’appareil respiratoire et les cellules pulmonaires se renouvellent pour former du tissu sain.

Ainsi, le risque de cancer diminue progressivement dès l’arrêt du tabac. En seulement 5 ans, il baisse de presque 50 % par rapport aux personnes qui continuent de fumer. Au bout de 10 ans, le risque de décès par un cancer pulmonaire se rapproche sensiblement de celui des non-fumeurs.

Plus l’arrêt du tabac est précoce, plus les bénéfices sont importants. Mais attention, il est important de garder à l’esprit qu’il n’est jamais trop tard pour arrêter ! Même les gros fumeurs âgés de plus de 80 ans gagneraient en espérance de vie en s’éloignant du tabac.

 Autres cancers liés au tabagisme

Le tabagisme n’est pas uniquement lié au cancer du poumon, il augmente le risque de développer une vingtaine d’autres types ou sous-types de cancer. Ce n’est pas surprenant lorsque l’on sait que les substances cancérigènes inhalées peuvent atteindre toutes les cellules de l’organisme via la circulation sanguine.

Toutefois, les voies de passage de la fumée sont les plus touchées, notamment la cavité buccale, le pharynx, le larynx, la trachée, l’œsophage et l’estomac.

Tous les scientifiques s’accordent à dire que le sevrage tabagique diminue sensiblement le risque de développer un cancer et améliore le pronostic des cancers déjà développés.

Voici les bénéfices de l’arrêt du tabac sur quelques cancers :

  • Cancer de la vessie : une personne qui arrête de fumer pendant 15 ans diminue de moitié son risque de développer un cancer de la vessie.
  • Cancer du sein : l’arrêt du tabac diminue le risque de décès à long terme et maximise les chances de guérison chez les femmes souffrant d’un cancer du sein.
  • Cancer de la prostate : cesser de fumer pendant au moins 10 ans offre une protection vis-à-vis d’une récidive biochimique d’un cancer de la prostate après sa rémission.
  • Cancer de la cavité buccale ou de l’œsophage : au bout de 5 ans de sevrage tabagique, la probabilité de développer un cancer de la bouche ou de l’œsophage est divisée par deux.
  • Cancer colorectal : le pronostic du cancer colorectal (l’un des cancers les plus fréquents chez l’homme après le cancer du poumon et de la prostate) est bien meilleur chez les personnes qui ont arrêté de fumer.

L’arrêt du tabac ne permet pas uniquement de réduire le risque de développer un cancer, il a été démontré qu’il augmentait égalementleschances de guérison (succès thérapeutique) et l’espérance de vie des personnes chez lesquelles un cancer a été diagnostiqué.

En résumé, arrêter de fumer est TOUJOURS une bonne idée!

 

Prendre RDV
Centre Laser Stop Tabac
Faites le pas pour vous libérer de l’addiction